Notre héritage

Tradition orale, culture populaire, patrimoine immatériel… qu’est-ce que cela signifie ? Et ces musiques et ces danses, d’où viennent-elles ? Comment sont-elles arrivées jusqu’à nous, que sont-elles devenues ? Le trad, le traditionnel, le folk, le folklorique, est-ce la même chose ?

Vous trouverez sur cette page des ressources et des liens pour en savoir plus !

NB : cette page est encore en construction et sera régulièrement enrichie de nouvelles informations et de nouveaux liens. N’hésitez pas à y revenir… et participez à son amélioration en nous envoyant vos remarques, vos ressources, en partageant vos connaissances !!!

Les sources

Collectages et témoignages

C’est au XIXème siècle que les premiers collecteurs, hommes et femmes conscients de la valeur culturelle des arts et traditions populaires, ont commencé à recueillir, noter, collectionner parfois leur vie durant les contes, les savoirs, les coutumes mais aussi les musiques et les danses des milieux populaires. Depuis ces précurseurs, qui n’avaient que l’encre et le papier à leur disposition, plusieurs générations de collecteurs ont suivi ; les photos, puis les magnétophones, et enfin les caméras ont pris le relais. Aujourd’hui, nous héritons de toutes ces mémoires, nous disposons des fruits d’un long travail…

Le portail du patrimoine oral vous permettra d’accéder aux documents mis en ligne par plusieurs associations et agences œuvrant dans le même but : rendre accessibles au plus grand nombre des collectages issus de différents régions françaises. Vous pouvez également y accéder ici. La vidéothèque du CNRS propose également quelques collectages, notamment réalisés par Francine Lancelot, dans différentes régions (pays de Samatan en Gascogne, marais vendéen, Haute-Bretagne, Catalogne)

Une grande partie du territoire girondin appartient à la Gascogne, beaucoup de collectages concernant son patrimoine pourront donc être trouvés dans le fonds du COMDT . Certains d’entre eux sont consultables directement en ligne, d’autres uniquement sur place (à Toulouse). L’In’oc  met également à disposition certains documents sur le site http://www.sondaqui.com/ . L’extrême nord de notre département appartient, lui, à la Saintonge (donc à la même aire culturelle que le Poitou, région de langue d’oïl). Le riche fonds rassemblé par l’UPCP-métive est consultable sur place (à Parthenay), et une partie est disponible sur sa page « ressources ». Enfin les archives municipales et les archives départementales possèdent également certains fonds concernant les musiques et danses traditionnelles (notamment celles rassemblées par le Centre Lapios, et le fond Gric de Prat).

www.archives.gironde.fr

http://gael.gironde.fr/

http://gael.gironde.fr/cdc.html

Le site violoneux.fr rassemble et classe un très grand nombre de fiches sur les violoneux collectés à travers la France ; vous y trouverez entre autres des renvois vers leurs enregistrements lorsque ceux-ci sont disponibles en ligne. L’UPCP propose également une page spécifique de présentation d’airs de violons, cette-fois ci centrée sur les terroirs de Nouvelle-Aquitaine (pour la Gironde, plages 8, 9 et 21).

Études

Quoique peu nombreux, certains ethnomusicologues ont porté leur attention sur le patrimoine oral de nos régions. Aujourd’hui un énorme travail reste à faire pour valoriser les sources existantes en matière de musiques et de danses traditionnelles françaises… mais vous pouvez déjà trouver quelques documents sur le sujet (pour en avoir un aperçu non exhaustif, vous pouvez jeter un œil à la liste des ouvrages disponibles au CRR de Limoges) .

En Gironde, vous pouvez notamment vous rendre à la bibliothèque municipale de Bordeaux, à Mériadeck, et trouver au deuxième niveau (le niveau vert) tout un fonds consacré à Bordeaux et à l’Aquitaine : allez fouiller le rayon « culture et traditions »… quelques petites pépites y sont cachées…

Bientôt une bibliographie sur cette page… site en construction, patience !

Sur Internet, le CIRIEF a mis en ligne ses ressources, notamment sur la page suivante : http://www.cirief.fr/l-ethnomusicologie-de-la-france/ressources-en-ligne

L’association ADP (Atelier de la Danse Populaire), met à la disposition du public, sur son site, quelques articles de Jean-Michel Guilcher (dans la rubrique « articles de fond« ) ; elle propose également à la vente plusieurs ouvrages (voir la rubrique « pour comprendre et s’informer« ).

D’hier à demain

Depuis les premiers collecteurs, les musiques et danses issues des cultures populaires des milieux traditionnels ont voyagé… ont été saisies par d’autres personnes, d’autres sociétés, d’autres civilisations diront certains : ces transmissions « en tradition » ou « hors tradition », ces réappropriations, nous ont fait parvenir des musiques et des danses vivantes, passionnantes – semblables ou non à celles des origines, elles ont leur valeur propre !

Découvrez ici quelques étapes de ce cheminement des danses et musiques trad :

Un article de François Gasnault, paru en 2015, qui retrace les approches, les débats et le travail associatif ou institutionnel autour de la danse traditionnelle, du milieu du XXème siècle à nos jours. : Les enjeux de la danse dans les réseaux « revivalistes » français

Un article de Jacques Vassal paru en 2014 sur le site 5planètes : le rôle de Pete Seeger dans la naissance du mouvement folk, et sa lettre de 1972.

Un exemple emblématique du « recyclage » et de la transformation d’un matériau traditionnel, devenu une danse emblématique des bals d’aujourd’hui : le cercle circassien (et la chapeloise)… éclairé par Yvon Guilcher, dans les pages du numéro 112 de Trad Mag (mars-avril 2017).

Sur le site de l’association Tradenbulle, un exemple de « fabrication de patrimoine » : le témoignage de Juan Antonio Urbeltz et les origines d’Axuri beltza, danse aujourd’hui bien connue des amateurs de bals basques.

Le site du violon populaire en Massif Central et les témoignages de quelques « passeurs » qui ont joué – et jouent encore – un rôle majeur dans la construction du mouvement « folk » et la transmission vers les générations actuelles.

Et en prime, quelques émissions de radio qui retracent le parcours de ces musiques et de ces danses, d’un univers traditionnel vers notre monde contemporain : une série d’émissions de Jacques Coget et une autre plus récente par Perrine Kervran (toutes deux diffusées par France Culture).

Chez les voisins

L’Institut d’Études Occitanes en Limousin publie études et ressources sur la page suivante : http://la-biaca.org/

Et l’action de L’État ?

Les personnes curieuses de savoir ce que recouvre la notion de « Patrimoine Culturel Immatériel » d’après les institutions officielles françaises peuvent aller jeter un œil sur les pages suivantes :

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-culturel-immateriel

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Patrimoine-ethnologique

Les langues

Les musiques et danses traditionnelles s’inscrivent dans l’ensemble plus vaste d’une culture, d’un mode de vie, et donc d’une langue. C’est souvent dans cette langue que sont composées les chansons, et que nous parviennent les témoignages. Découvrez ou redécouvrez les langues de France sur l’atlas créé par le LIMSI (Laboratoire d’Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur).

https://atlas.limsi.fr/

Il vous suffira de cliquer sur une région pour lire et surtout entendre une courte fable contée dans la langue du pays – un régal pour les oreilles curieuses !